Le Gouffre

  • Mercredi 1er juin 2016 à 22h00 | Durée de la séance : 1h15
  • Cinéma Le Triskel (Betton)
  • Hors compétition | Public averti | + Rencontre avec Vincent Le Port

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Drame fantastique tourné en Finistère Nord, Le Gouffre raconte la recherche, dans les profondeurs de la terre, d’une enfant étrangement disparue. Jouant avec les codes et les formes des « légendes bretonnes », le film est distingué au dernier Festival International du Court Métrage à Clermont Ferrand avec deux Prix : Mention spéciale du Jury et Prix de la Presse Télérama. Réalisé par Vincent Le Port, Le Gouffre est une production de la jeune société brestoise Stank (Le Dernier des Céfrans, cf. Soirée d’ouverture).

 

 La projection est suivie d’une rencontre avec Vincent Le Port, réalisateur du film. Diplômé de La Fémis en réalisation et co-fondateur de la société de production Stank, Vincent Le Port s’intéresse aussi bien au documentaire qu’à la fiction comme aux films qui en brouillent les frontières.

 

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LE GOUFFRE Vincent Le Port

Lieu de tournage : Finistère
Production : Stank (Brest)
Fiction | Drame fantastique | 2015 | 52'10''
PITCH : Finistère nord. La morte-saison. C'est le dernier jour de travail pour Céleste, gardienne d'un camping en bord de mer. Elle s'apprête à partir quand une enfant disparaît. Il faut la retrouver.

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COMMENTAIRE - Par Serge Steyer, Directeur de KuB

"Gouffres avides, tendez-moi la main…" (Alain Bashung)

Quatre ans après sa sortie de la Fémis, le Rennais Vincent Le Port réalise un film ambitieux, une fiction en noir et blanc, inspirée de légendes bretonnes.
Céleste, l’héroïne du film, vit entre deux - entre travail et chômage, entre conscience et ivresse. Elle est céleste et c’est un gouffre qui lui tend la main. La disparition d’une fillette de passage dans le camping où elle travaille la conduit, de fil en aiguille, dans un souterrain hanté par une créature. Une morte vivante ? L’Ankou ?

En racontant cela, Vincent Le Port filme sa terre natale, un Finistère d’une beauté lugubre – bois de chênes verts, blocs de granite sur la grève – nimbée d’une lumière de fin du monde. Le Camping du Soleil où se noue l’intrigue suinte le crachin comme la statue voisine de Saint Hervé, guérisseur des aveugles et des sourds, qui surplombe l’entrée d’un immense souterrain, vaste domaine de nos appréhensions et de nos fantasmes. Là, dans le noir, la lampe frontale de Céleste projette des ombres sur les murs. Qu’évoque donc ce gouffre… une salle de cinéma ?

ℹ : Vincent Le Port est un habitué du Festival avec notamment son court-métrage LES LÉGENDAIRES, Prix du Jury en 2017.