Festival du film de l’Ouest : 2021 ● ÉDITION 10.99

  • Vendredi 9 juillet 2021 | Ouverture des portes : 17h30 | Fermeture des portes : 00h15
  • Salle de la Cité à Rennes
  • Édition 10.99 aka "l'édition où on essaye d'essayer"
© Mathilde Rémy

© Mathilde Rémy

Une édition 10.99…

… parce que nous avons frôlé l’arrondi à l’unité. Après une « édition 10.5 » virtuelle en 2020 et toujours dans l’attente d’une 11ème édition en bonne et due forme, c’est une seconde édition « d’entre-deux » qui se prépare cette année. Face à l’imprévisibilité des restrictions sanitaires qui nous talonne – mais avec des perspectives de déconfinement qui, restons prudent·e·s, s’éclaircissent –, le Festival du film de l’Ouest devrait bien voir le jour. Dans une configuration symbolique et singulière. Tant que l’on puisse se retrouver en chair et en os et reconquérir, enfin, ce qui nous a bien manqué : une « culture vivante ».

Pour cette année, nous essayerons d’essayer, mot d’ordre d’une équipe qui trépigne d’impatience de vous retrouver malgré le timing serré, les protocoles sanitaires qui se succèdent et une situation budgétaire – il faut le rappeler – qui reste tendue. On croise les doigts, on y croit et comme on l’écrivait déjà l’année dernière : l’espoir fait vivre, levons le doute et adaptons-nous !

Une édition palindrome : un OFF / un FFO

C’est une édition imaginée en deux parties qui se trame en coulisse, brinquebalée au gré des annonces, des arrêtés et, parfois, des pirouettes. Une édition vue comme un palindrome : il y aura un OFF et un FFO.

Le OFF, en guise de prologue, immiscera le cinéma régional dans des lieux de passage et de vie. Des projections intimistes in situ s’échelonneront courant juin au plus près de publics ciblés par nos soins. À Rennes et ses alentours, en intérieur comme en extérieur.

Le FFO, en guise d’épilogue, marquera une revitalisation du Festival sous la forme d’une micro-édition. Dans un esprit ciné-cabaret bon marché, échafaudé de mini-séances hétéroclites ponctuées d’interludes faits maison, c’est un retour à la nécessaire découverte et à l’indispensable convivialité qui se mijote. Elle aura lieu le vendredi 9 juillet, le temps d’une belle soirée, à la Salle de la Cité, haut lieu rennais réhabilité depuis peu, symbole à part entière de la démocratisation de la culture et réputé, d’ailleurs, pour avoir été un cinéma militant. Ce n’est pas un hasard.

Cette année, de cette reconquête du terrestre, notre trépidante « conquête de l’Ouest » par le cinéma régional poursuivra ainsi sa ruée. Une palette de courts métrages singuliers – issus de nos précédents crus comme de nouveautés en impatience d’écran – dépoussiérera des vidéoprojecteurs restés trop longtemps éteints. Il y aura de quoi flatter la curiosité de chacun·e à travers la découverte d’une très large diversité de productions cinématographiques régionales. De moyens, de formes, de tons et de couleurs différents. Les films tournés ici, en Bretagne (Loire-Atlantique comprise !) et/ou les films tournés par des Breton·ne·s réveilleront, enfin, l’éclat de l’écran. Et l’éclat de vos sourires, même masqués.

Cette édition engagera également la transition vers un nouveau cap à l’avenir : un départ de Betton, ville d’accueil historique du Festival, tout comme une évolution de sa forme traditionnelle. Chaque chose en son temps.

Rendez-vous en présentiel  le vendredi 9 juillet à la Salle de la Cité (Rennes) !

 

INFORMATIONS PRATIQUES :

   Droit d’entrée :

Prix Libre et/ou sur adhésion. Le paiement offre un droit d’entrée valable pour toute la soirée, de 17h30 à 00h15. Entrée dans la limite des places disponibles : nous vous conseillons d’arriver en avance, avant la première séance de 19h00. Toute sortie du lieu sera considérée comme définitive. Aucune entrée ne sera possible à partir de 22h00.

   Buvette et restauration sur place :

L’introduction d’alcool extérieur sur le lieu de l’événement est interdite.

Restauration assurée par Manger ! Food Bike, boissons fournies par La Cave à Vin Saint-Grégoire et Le Val de la Chèvre.

  Le port du masque et le respect des distances seront obligatoires

  Salle accessible aux personnes à mobilité réduite

  Retrouvez cet événement sur Facebook

 

 AU PROGRAMME 

17h30 : ouverture des portes

Une soirée présentée par Hélène Rigole (accompagnée de peut-être quelqu’un)

Avec la participation de Lyrisme de rue

19h00 : séance n°1

Films ● Échange avec les équipes (sous réserve) ● Interlude artistique

20h30 : séance n°2

Films ● Échange avec les équipes (sous réserve) ● Interlude artistique

22h00 : séance n°3

(séance interdite aux moins de 16 ans)

Films ● Échange avec les équipes (sous réserve) ● Interlude artistique

23h15 : concert

By Golden Q

00h15 : fermeture des portes

 

LES FILMS

Séance n°1
CeB_FFO_2021_COM_SCREEN_LA_FEMME_SANS_CORPS

LA FEMME SANS CORPS Boun Maguer

Lieu de tournage : Finistère (Brest)
Autoproduction
Fiction (prise de vue réelle) | 2020 | 8'40''
PITCH :
Une jeune femme rentre chez elle lorsqu’un accident survient, la laissant pour morte. Mais c’est sans compter sur l’ingéniosité de son fiancé, un neurochirurgien réputé qui a des solutions bien à lui.

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BIO DU RÉALISATEUR :
Étudiant en Licence Arts, spécialité cinéma, à Brest, Boun Maguer réalise des courts métrages depuis son enfance avec ses amis. Il a formé un petit collectif d’amis et tourne des films en autoproduction.

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COMMENTAIRE - par Simon Auger :

Au sein de l’univers au noir et blanc contrasté de LA FEMME SANS CORPS, un scientifique façon Frankenstein parle dans un langage délibérément désuet à sa compagne sans membres. Dans ce simple récit fantastique, façon QUATRIÈME DIMENSION, arrivent en miroir plusieurs images venues d’un temps reculé, évoquant même les films muets par ses cadres expressifs. Sans chichis, le décorum des contes horrifiques peuplés de savants fous et leurs créatures, à la facture dégagée de tout souci de vraisemblance réaliste, se reconstruit sous nos yeux. L’imaginaire du cinéma classique est détourné, déplié à loisir au sein d’un exercice de style où prime le plaisir du pastiche.
Séance n°1
CeB_FFO_2021_COM_SCREEN_LA_FOIRE

LA FOIRE Damien Stein

Lieu de tournage : Ille-et-Vilaine (Rennes)
Autoproduction
Fiction (animation) | 2021 | 12'15''
PITCH :
Zachary souhaite se faire embaucher comme videur dans une foire. Ses certitudes s’envolent alors qu’il assiste à la vie quotidienne qui s’y déroule.

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BIO DU RÉALISATEUR :
Issu d’une formation universitaire, Damien a fait ses premiers projets en indépendant. Il tourne des clips et des projets courts. En 2017, il réalise son premier documentaire.

ℹ : Il s'agit du 6ème court-métrage de Damien Stein en sélection pour le Festival. En 2018 (9ème édition), il a obtenu le Prix Bretagne Tout Court pour LA FUITE et le Prix KuB pour son clip HOW COME. Damien a également fait partie du Jury du Festival du film de l'Ouest en 2019.

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COMMENTAIRE - par Simon Auger :

La balade d’un autoproclamé fêlé dans un cirque peuplé de monstres. À l’image de ce chapiteau composé de peaux cousues les unes aux autres, l’environnement de LA FOIRE est dessiné de sorte que suinte toute sa poisse. Le lugubre des lieux est renforcé par une description en voix off peu avare en détail, bien que son locuteur à la voix blanche instaure une distance poétique avec l’histoire narrée. Les situations s’enchaînent comme un rêve où l’étrangeté ne mérite qu’un roulement nonchalant de l’œil, mais leur accumulation finit par déteindre sur un protagoniste moins insensible aux émotions qu’il voudrait le laisser paraître.
Séance n°1
CeB_FFO_2021_COM_SCREEN_LES_PETITES_PERVENCHES

LES PETITES PERVENCHES Yvon Macé & Michel Body

Lieu de tournage : Loire-Atlantique (La Baule-Escoublac)
Cinémathèque de Bretagne
Fiction (prise de vue réelle) | 1970 (environ) | 6'50''
PITCH :
L’une est brune, l’autre blonde. Enchaînant de petites arnaques pour gagner un peu d'argent, elles n'hésitent pas à braver les interdits.

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BIO DU RÉALISATEUR (YVON MACÉ) :
Professeur d’anglais au lycée de Saint-Nazaire, Yvon Maçé est cinéphile et cinéaste amateur, alors membre actif du Club ciné photo club de Saint-Nazaire Côte d’Amour (CPCSNCA). Tournant en 8 et 16mm, ses sujets de prédilections sont des films de genre et d’humour parfois grinçant comme FAUT QUE ÇA SAIGNE.

BIO DU RÉALISATEUR (MICHEL BODY) :
Spécialiste du film d’animation et précurseur en France de son enseignement, membre fondateur et président du Caméra-Club Nantais de 1961 à 1966, Michel Body dessine avec talent une oeuvre singulière et impertinente aux recherches esthétiques multiples, du papier découpé au grattage sur pellicule.

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COMMENTAIRE - par Simon Auger :

Sur les plages et les routes d’une station balnéaire, Carole et Françoise tentent de gagner un peu d’argent. Se drapant derrière des buts nobles, les pervenches ne cacheront pas leur jeu longtemps. Les jeunes femmes assimilent leur existence à des vacances d’été indéfiniment prolongées et usent de tous leurs moyens pour s'assurer un futur confortable, pourvu qu’ils ne soient pas trop épuisants. Difficile cela dit de leur en vouloir quand leurs méfaits sont commis avec autant de nonchalance. Compte tenu de la fin joyeusement immorale du film, leur cruauté légère et sans gènes en deviendrait presque un horizon enviable.
Séance n°1
CeB_FFO_2021_COM_SCREEN_KROGIT

KROGIT de Klet Beyer, Miguel de Brito, Manuella Flouriot et Kaou Langoët

Lieu de tournage : Finistère (Douarnenez)
Production : Morzhol Prod (Douarnenez)
Fiction (prise de vue réelle) | 2020 | 10'29''
PITCH :
C'est l'histoire perdue d'un homme, sur un plateau de tournage...

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BIO DU COLLECTIF :
Morzhol Prod est un collectif de Finistériens issus de divers métiers du spectacle et du cinéma, motivés par l’envie de réaliser des films de fiction en toute liberté grâce à l’autoproduction.

ℹ : Kaou Langoët, qui joue le réalisateur, a été membre du Jury du Festival du film de l'Ouest en 2018.

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COMMENTAIRE - par Simon Auger :

Un tournage vire à la catastrophe sous nos yeux, sans jamais que l’on ne saisisse pourquoi. Il est clair que le caractère tyrannique du réalisateur est le nœud de tous les problèmes, mais impossible de savoir quelles sont les causes exactes de ses décisions. Rien n’est précisément compréhensible, et pourtant tout paraît couler de source. La redistribution progressive des rôles de chacun des personnages se fait dans le feu de l’action, en passant au fil d’une mise en scène au réalisme de façade. En quelques minutes, le film glisse naturellement de la figuration à l’abstraction et nous fait accéder, avec une étonnante aisance, à un monde obéissant à ses propres règles.
Séance n°2
CeB_FFO_2021_COM_SCREEN_LA_TETE_DANS_LES_ORTIES

LA TÊTE DANS LES ORTIES Paul Cabon

Lieu de tournage : Ille-et-Vilaine (Rennes)
Production : Vivement Lundi ! (Rennes)
Fiction (animation) | 2019 | 14'14''
PITCH :
Bastien et ses deux amis entrent dans la zone interdite. Au cœur des ruines et de la brume toxique, quelque chose attend...

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BIO DU RÉALISATEUR :
Paul Cabon est né à Brest en 1985. Son film de fin d’étude – SAUVAGE – a reçu le Prix spécial du jury de films d’étudiants au Festival d’Annecy en 2010.

ℹ : TEMPÊTE SUR ANORAK faisait partie des nommés pour les Césars en 2021 (Meilleur court-métrage d'animation). Il s'agit, par ailleurs, du 3ème film du réalisateur Paul Cabon en sélection pour le Festival après TEMPÊTE SUR ANORAK (5ème édition - 2014) et LE FUTUR SERA CHAUVE (8ème édition - 2017).

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COMMENTAIRE - par Simon Auger :

Les expériences adolescentes sont souvent dangereuses, mais les concernés en ont conscience. Durant LA TÊTE DANS LES ORTIES, le héros se confronte moins à un rite d’initiation qu’à un rituel quasi spirituel avec la mort. Ses amis se sont bien gardés de lui détailler ce qu'il subira, et ils se contentent de l’observer à distance. Leur éloignement ne signifie cependant pas un abandon, et ils agissent au contraire comme des guides attentifs aux actes de leur camarade. Eux-mêmes savent que la terreur de l’instant est moindrement importante face au frisson de plaisir d’un défi estival. Malgré quelques créatures macabres aperçues en chemin, ne reste de cette expédition qu’un vif et inoubliable souvenir.
Séance n°2
CeB_FFO_2021_COM_SCREEN_LES_COULISSES_DU_TROMBONE

LES COULISSES DU TROMBONE Jean Le Goualch

Lieu de tournage : Finistère (Brest)
Cinémathèque de Bretagne
Fiction (prise de vue réelle) | 1960 (environ) | 2'38''
PITCH :
Ou les mille et un usages de ces petits morceaux de ferraille dans une collectivité ! Ici, c'est Jean Le Goualch qui, dans les années 60, suit les pérégrinations des trombones d'un bureau à un autre de la mairie de Brest.

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BIO DU RÉALISATEUR :
Diplômé de l’École des Travaux Publics, Jean Le Goualch entre aux services techniques de la mairie de Brest en 1946 avant de poursuivre sa carrière comme ingénieur à la Communauté Urbaine de la Ville. Passionné de cinéma et de technique depuis son plus jeune âge, il entre au Club des Cinéastes Amateurs de Brest (CCAB) après l’achat en 1951 de sa première caméra, une Ercsam 8mm.

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COMMENTAIRE - par Simon Auger :

L’intérêt des trombones réside dans le dépassement de leurs usages habituels (classer des feuilles, en résumé). Un trombone est manipulable à loisir, aisément raccordable à l’un de leurs semblables et s’accroche à un nombre conséquent de surfaces. Il ne paye pas de mine, mais ce simple outil possède des propriétés inenvisageables sans un brin d’imagination. LES COULISSES DU TROMBONE se propose de répertorier les différentes transformations étonnantes et méconnues de l'objet, sous l’œil inquisiteur d’un directeur général trop zélé qui souhaiterait en limiter les capacités. Dommage, tant sa réutilisation par des employés façon Gaston Lagaffe suffit à réenchanter leur quotidien.
Séance n°2
CeB_FFO_2021_COM_SCREEN_BRUITS_BLANCS

BRUITS BLANCS Thomas Soulignac

Lieu de tournage : Loire-Atlantique (Nantes)
Production : Yukunkun Productions (Paris)
Fiction (prise de vue réelle) | 2020 | 17'36''
PITCH :
Pour communiquer avec l’Au-delà, Hervé sait comment s’y prendre. Mais le plus dur dans le spiritisme, ce n’est pas de recevoir des signes, c’est de les comprendre.

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BIO DU RÉALISATEUR :
D'abord lecteur de scénario de court-métrages, Thomas Soulignac intègre le Bureau des auteurs de Canal +, pour lequel il développe plusieurs programmes courts humoristiques. Il a réalisé deux courts-métrages : LA PEUR DU VIDE (2017) et BRUITS BLANCS (2020).

ℹ : Il s'agit du 2ème film de la société Yukunkun Productions en sélection pour le Festival après notamment MOONKUP, LES NOCES D'HÉMOPHILE de Pierre Mazingarbe (6ème édition - Prix du Public, Jeune et de la Presse 2015) et LE BLEU BLANC ROUGE DE MES CHEVEUX de Josza Anjembe (7ème édition - Prix du Public 2016).

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COMMENTAIRE - par Simon Auger :

La séance de spiritisme de BRUITS BLANCS paraît d’abord complètement inutile. En rejouant continuellement un enregistrement, un guide de pacotille croit entendre la voix de quelques fantômes, mais n’en retire que des banalités. La venue inopinée d’un jeune livreur, qui perçoit un tout autre sens au charabia prononcé, perturbe néanmoins cette mécanique installée. Le novice dépasse finalement le maître, et les nombreuses coïncidences entre la réalité et la parole des macchabées corrobore son talent. En une soirée, un personnage à l’allure assurée se laisse dépasser par sa propre science. À l'arrivée, l'exercice était moins vain qu’il en avait l’air.
Séance n°3
CeB_FFO_2021_COM_SCREEN_PTSD

PTSD Claudia Cortés Espejo, Lora D’Addazio & Mathilde Remy

Lieu de tournage : Finistère (Plounéour-Trez) et Belgique (Bruxelles)
Production : I Do What I Wat Prod (Bruxelles)
Fiction (animation) | 2019 | 8'24''
PITCH :
PTSD est le résultat d’un cadavre exquis de 3 courts métrages. Un avec Billy, enfant dérangé, un avec des canards et enfin une chaine de haine. Trois histoires, trois styles, trois réalisatrices.

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BIO DU COLLECTIF :
Basé à Bruxelles, CaLM ! est un collectif fondé en décembre 2017 par Lora D'Addazio, Mathilde Remy et Claudia Cortés Espejo, rencontrées à la Cambre. Leur but : créer des films petit budget en peut de temps. Elles réalisent ainsi en janvier 2018, en un mois seulement, THE VOICE OVER, sélectionné dans de nombreux festivals, dont pré-selectionné en février 2019 aux Magrittes. Elles ont également réalisé THE COMING (juin 2018, en seulement une semaine), et PTSD, en mars 2019, en Bretagne.

ℹ : Mathilde Remy, l'une des réalisatrices, est par ailleurs responsable de l'affiche du Festival et des teasers (Festival + appel à films) cette année. On la remercie chaleureusement.

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COMMENTAIRE - par Simon Auger :

Un humour à la vulgarité assumée, un montage syncopé et des visages grimaçants, les travaux des réalisatrices de PTSD renvoient à une animation numérique populaire depuis une dizaine d’années sur internet. Ce zapping d’idées ne cache pas son influence youtubesque (il est même fait référence aux vlogs) et utilise ces codifications pour vivifier le déploiement des gags. Malgré leur différence, une même énergie comique immédiatement efficace se dégage de chaque sketch : par les cancans de volatiles, la succession de situations imprévisibles ou l’opération d’un petit gars s'improvisant docteur. Trois univers séparés les uns des autres, unis à travers la recherche d'une blague à l'impact instantané.
Séance n°3
CeB_FFO_2021_COM_SCREEN_LES_CHIENS

LES CHIENS Mathi Mathos & Charlie Mars

Lieu de tournage : Loire-Atlantique (Nantes)
Autoproduction
Fiction (animation) | 2021 | 12'13''
PITCH :
Il était une fois une fille dans la ville. Du passé, du présent, du futur. Des chiens partout. L'amour. Le néant. La vie défile et les cannettes restent au sol.

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BIO DES RÉALISATEUR·RICE·S :
Mathi Mathos est née en 1987, elle est sagittaire. Elle fait du dessin, de la ferraille, de la peinture et plein d'autres choses.
Charlie Mars est né en 1980, il est bélier. Il fait de la réalisation, de l'animation, du montage et plein d'autres choses.
Bisous.

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COMMENTAIRE - par Simon Auger :

Dans une ville aux personnages-gribouillis, une femme enchaîne, l’air détaché, des rencontres obscènes. Aux traits sommaires des individus observés s’opposent les détails des graffitis pléthoriques, des couleurs aux dégradés criards et des affiches disséminées partout au fil du chemin. Malgré la violence des situations et l’agressivité du graphisme, le parcours est étrangement apaisé, peut-être parce que ce qui est perçu par le spectateur comme une exagération du réel est, pour les personnages du film, pure banalité. En conclusion de cette virée nocturne, une transformation finale va teinter les précédentes minutes d’une mélancolie plus prononcée.
Séance n°3
CeB_FFO_2020_SCREEN-322x150_QU_ELLE_REVIENNE

QU’ELLE REVIENNE Thibault Le Goff & Owen Morandeau

Lieu de tournage : Ille-et-Vilaine (Rennes)
Production : Equinok Films (Rennes)
Fiction | Kammerspielfilm | 2020 | 17'21''
PITCH : Un alcoolique solitaire est amoureux de la livreuse d'Apéro Minute.

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BIO DES RÉALISATEURS :
Thibault est un enfant sauvage ayant grandi dans une meute près de Paimpol. Rescapé des combats clandestins, il devient acteur, metteur en scène, pilote, cinéaste et administrateur. Des suites d'une arrestation, il rencontre Owen en cellule, dans une cale de bateau. Ils décident alors de faire des films ensemble.

ℹ : Après avoir découvert le binôme avec LA VILLE S'ENDORMAIT en 2015 (6ème édition - Mention spéciale du Jury de la Presse), Courts en Betton a également participé à la production de leur film LE PÉRIL JAUNE en 2019.

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COMMENTAIRE - Par Léo Dazin, Président d'Equinok Films :

Dernier film en date de l’association. QU'ELLE REVIENNE est probablement le film somme de ses réalisateurs, le fameux film de la « maturité ». C’est un vrai film français, un huis clos en appartement avec un message à la fin. Mais peint à la main, le message…

COMMENTAIRE - Par Simon Auger :

Rester cloîtré entre quatre murs équivaut à s’enfermer en tête à tête avec soi-même. C’est ce qu’expérimente le protagoniste de QU'ELLE REVIENNE lorsqu’il coupe les ponts avec la réalité extérieure et se replie dans le fantasme d’un amour avec une livreuse d'Apéro Minute. Difficile de voir le romantique de ses commandes répétées, suivi par des échanges banals et sans profondeurs. Malgré ses défauts, il reste néanmoins observé sans fausse empathie, ses illusions et son alcoolyse évident apparaissant comme une simple part de sa personnalité. QU'ELLE REVIENNE choisit de donner des couleurs à cette existence bichromatique par l’humour, et porte aux obsessions d’un marginal désœuvré toute son attention.
Séance n°3
CeB_FFO_2017_SCREEN_MEME_TE_TAPOTE_SUR_LA_MAIN

MÉMÉ ME TAPOTE SUR LA MAIN Manuel J. Grotesque

Lieu de tournage : Finistère
Autoproduction
Clip | 2014 | 00'48''
PITCH :
Le clip dont on oubliera jamais les paroles.

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BIO DU RÉALISATEUR :
Depuis 20 ans, Manuel J Grotesque fait de petites chansons en français, mais son style n'a pas tellement évolué, la vie étant toujours aussi étrange et rien de normal ne se décidant à exister.

ℹ : Pour l'équipe de Courts en Betton, ce clip est comme une mascotte. On ne se lasse pas de le diffuser. Avec ces 48 secondes, on peut le considérer comme le film le plus court diffusé par l'association depuis sa création.

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Il me semble que la présence répétée de ce film dans les différentes sélections a pour but de définitivement nous laver le cerveau. Faudra pas jouer les étonnés quand, dans quelques années, on découvrira un infrason obligeant les spectateurs à donner tout leur argent à Courts en Betton.